La colonie de manchots empereurs est constituée depuis déjà un bon mois. Milan, notre ornitho, y a dénombré environ 10.000 individus.
| Manchotière d’empereurs au nunatak du Bon Docteur. Photo : Milan Chabin (ornithologue TA76) |
Les premières pontes datent de début mai. Avec celles-ci ont coïncidé les premiers départs des femelles. En effet, juste après la ponte, elles passent précautionneusement l’œuf aux mâles et vont parcourir une centaine de kilomètres pour atteindre la mer et se nourrir pendant plusieurs semaines. Pendant ce temps, les mâles patientent en couvant l’œuf. Étant donné que la terre est couverte de glace, le manchot empereur ne nidifie pas. Il place l’œuf sur ses pattes et le recouvre d’un épais repli de peau. La température sous ce repli abdominal est estimée à plus de 30°C. D’ici la fin juin, les femelles commenceront à revenir pour relayer leur partenaire, qui partira à son tour se nourrir en mer.
| Un manchot empereur sur œuf. Photo : Antoine Quesnée (technicien radio TA76) |
Les jours où le froid est mordant (-25°C, ressenti -40°C ces jours-ci) ou le vent souffle fort (il peut aller régulièrement jusqu’à 150 km/h en rafales), les manchots se protègent les uns les autres en se regroupant en forme de tortue. Ceux qui sont à l’extérieur (et qui ont donc un peu froid !) tournent régulièrement avec ceux de l’intérieur (qui ont, à l’inverse, un peu chaud). Le plus important pour eux, c’est d’éviter à tout prix que l’œuf tombe de leurs pattes ; il se briserait au contact de la glace.
| Manchots empereur en formation tortue pour se protéger du vent et du froid. Photo : Milan Chabin (ornithologue TA76) |
Ouiiiiiii! Les manchots!!!
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