14 juin 2017

FM : les deux stations de radio de DDU

Avec deux stations de radio FM pour 23 habitants, la guerre des ondes fait rage sur la base Dumont d'Urville.
Le bâtiment "Géophy" - Crédit photo : Serge FUSTER
La station "Skua Rock" émet à partir du bâtiment "Géophy" sur la fréquence 88.2 Mhz .....
Émetteur "Skua Rock" -  Crédit photo : Serge FUSTER
.........et "Rires et Glaçons" émet sur la fréquence 97.9 Mhz, à partir du bâtiment "Gérance Postale - Bureau Communication et Réseaux".
La GP (Gérance postale) abrite aussi le BCR (Bureau Communications et Réseaux) - juin 2017
Crédit photo : Serge FUSTER
L'antenne de l’émetteur "Rires et glaçons" - Crédit photo : Paul GUILLOUX
Comme son nom l'indique, "Rires et Glaçons" enchaîne musique et sketchs comiques, alors que "Skua Rock" diffuse de la musique à partir de listes alimentées par les hivernants.
La station "Skua Rock" diffuse également quelques émissions en direct.
Erwan et Kevin, les animateurs, François le technicien et leurs invitées, Coline et Elodie - Crédit photo : Serge FUSTER
Lors de ces émissions, les invités sont interrogés en direct par les animateurs et les auditeurs.
Les invitées du jour, Coline et Elodie, avec Yohann à la technique - Crédit photo : Serge FUSTER
Des "fausses pubs" sont également diffusées entre les différentes rubriques, animées par des hivernants en fonction de leurs centres d'intérêts.

10 juin 2017

Aurores australes et manchots : les photos de Kevin

Kevin est le VSC des programmes "glaciologie" de la mission 67.

Malgré un emploi du temps minuté par des prélèvements incessants et des mesures régulières, il est aussi photographe.
Voici quelques uns de ses clichés.
Aurore australe au dessus de DDU - Crédit photo : Kevin BERLAND

Couple d'empereurs - Crédit photo : Kevin BERLAND
Aurore australe - Crédit photo : Kevin BERLAND






Couple d'empereurs avec œuf - Crédit photo : Kevin BERLAND

Aurore australe - Crédit photo : Kevin BERLAND
Crédit photo : Kevin BERLAND
Crédit photo : Kevin BERLAND
Passation d’œuf entre mâle et femelle - Crédit photo : Kevin BERLAND



Vous pouvez retrouver Kevin sur son blog : goduduglacon.tumblr.com/

08 juin 2017

Un petit véhicule atypique

Ce drôle d'engin s'appelle un Kubota.
Il est conçu à l'origine pour servir dans les exploitations agricoles.

Crédit photo : Serge FUSTER









Équipé de chenillettes, il passe partout sur la base Dumont d'Urville, escaladant les congères et les pistes enneigées. Il peut transporter 3 passagers dans la cabine.

Crédit photo : Sylvain PALLAS
Il se déplace également sur la glace de mer, comme pour aller à Cap-Prudhomme par exemple. Sur ce trajet de 5 kilomètres, il met environ 30 minutes.

Ses spécificités techniques sont les suivantes : moteur diesel de 21 CV, 898 cm3, 3 cylindres pour une masse de 941kg à vide.
Il dispose d'un système de réchauffeur qui permet de le démarrer par temps très froid.

Le KUBOTA sera représenté sur un timbre de la prochaine collection des TAAF.

06 juin 2017

Les "petites journées" de juin

Encore une perte mensuelle d'environ 1h10 de jour, jusqu'au solstice d'hiver austral le 21 juin.
A cette date, le soleil se lèvera à 11h50 du matin pour se coucher à 13h32...soit une "journée" de 1 heure et 42 minutes.

04 juin 2017

Les photos d'Aurélien... (3ème partie)

Troisième série de photos prises par Aurélien, en complément des deux premiers volets ICI et ICI.
Crédit photo : Aurélien ROUILLE
Crédit photo : Aurélien ROUILLE
Crédit photo : Aurélien ROUILLE
Crédit photo : Aurélien ROUILLE
Crédit photo : Aurélien ROUILLE
Crédit photo : Aurélien ROUILLE
Aurore australe - Crédit photo : Aurélien ROUILLE

02 juin 2017

Lâcher du 21 000 ème ballon sonde

Aujourd'hui, les hivernants de la TA67 se sont donnés rendez-vous à 8h45 à l'abri météo pour une occasion spéciale.
Il s'agissait de fêter le 21000 ème lâcher de ballon sonde à DDU.
Après avoir été gonflé à l'hélium par Alex et dûment décoré par Philippe....
Crédit photo : Vincent TEROL
Le "gang des météos" au complet - Crédit photo : Serge FUSTER
.... ce ballon un peu spécial a été lâché en présence de toute l'équipe hivernante à 9h précise.
Crédit photo : Serge FUSTER
Il est monté à 27 696 mètres, et il a rencontré sur son périple un vent maximum de 145 kt (environ 268km/h) à 24 425 mètres d'altitude (stratosphère).

Les conditions au moment du lâcher étaient les suivantes : Température : -17.4°C Humidité : 58% - Ciel clair - Vent d'Est à 7 kt (environ 13 km/h) - Pression de la station = 985.5 hPa
Le suivi de l'évolution de l'ascension et la récupération des données transmises par le ballon sonde se font sur un ordinateur (cf. copie d'écran ci-dessous).


Sur l'axe des ordonnées se trouve le temps en minutes. En abscisse, à gauche, se trouvent indiqués la température (en blanc) et l'humidité (en rouge). A droite, la vitesse du vent (en jaune) exprimée en nœud et sa direction (en rouge), exprimée en degré.

Petit rappel historique : le premier ballon sonde de Terre-Adélie a été lancé à Port-Martin le 7 février 1951 par André Prudhomme.
A l'époque, le suivi était réalisé par théodolite et à l’œil. D'après les archives, ce premier ballon avait été perdu de vue à une altitude de 730 mètres en pénétrant dans une couche de nuages bas (stratocumulus).

30 mai 2017

La "Centraline", l'eau potable produite à DDU

La production d'eau potable est vitale à DDU.
La "centrale", appellation qui désigne le bâtiment et les installations produisant l’électricité et la chaleur, se charge également de la production d'eau douce.
Tout commence avec de l'eau de mer, pompée entre la piste du Lion et l'île des Pétrels, à 6 mètres sous la glace...
Même pendant l'été (photo prise en février), la prise d'eau est sous la banquise - Crédit photo : Serge FUSTER







La conduite d'eau sous la glace - Crédit photo : Olivier DOMENJOZ
La prise d'eau, au milieu des éponges et étoiles de mer... - Crédit photo : Olivier DOMENJOZ
(Les photos ci-dessus ont été prise pendant les opérations de maintenance effectuées pendant la campagne d'été par un plongeur technique)

Les installations de pompages sont situées dans un petit bâtiment appelé SPEM (Station de Pompage de l'Eau de Mer)...

La SPEM en hiver - Crédit photo : Serge FUSTER















...dans lequel on accède par une trappe...
Bertrand, le chef centrale, prêt à intervenir dans la SPEM - Crédit photo : Serge FUSTER
...et où se trouvent les pompes...
Les pompes d'eau de mer - Crédit photo : Serge FUSTER
... l'arrivée d'eau de mer avec son système antigel....
Crédit photo : Serge FUSTER
....et le ballon de dé-bullage qu'il faut purger une à deux fois par semaine pour ne pas que les pompes se désamorcent.
Bertrand purgeant le ballon de dé-bullage - Crédit photo : Serge FUSTER
L'eau de mer pompée est à une température négative.....
Crédit photo : Serge FUSTER
 ....et un système de chauffage de la canalisation qui achemine l'eau de la SPEM vers la base haute a été mis en place.
Conduite d'eau, à double tubulure, vers la base haute - Crédit photo : Serge FUSTER
Le gros tuyau en plastique noir annelé contient deux conduites parallèles : une conduite d'eau de mer remontant vers la centrale sur la base, une seconde plus petite contenant de la saumure chaude, évitant que la canalisation de gèle.
Crédit photo : Serge FUSTER
L'eau de mer est ensuite stockée dans une cuve tampon avant d'être dirigée vers un évaporateur qui permet de produire l'eau douce.
L'évaporateur de la centrale - Crédit photo : Serge FUSTER
Évaporateur - Crédit photo : Serge FUSTER
Cet évaporateur est alimenté en chaleur par le circuit de refroidissement des groupes électrogènes  diesels de la centrale électrique, et par la récupération de la chaleur des gaz d'échappement.
Crédit photo : Serge FUSTER
Ce système de récupération de la chaleur s'appelle la cogénération.
Pour accélérer l'ébullition de l'eau dans l'évaporateur, le vide est créé par une pompe à vide ...
Crédit photo : Serge FUSTER
... ce qui permet à l'eau de bouillir à une température de 30 à 35°C seulement en fonction des conditions atmosphériques (qui jouent sur la qualité du vide d'air obtenu dans le système).
Crédit photo : Serge FUSTER
L'eau douce produite par évaporation est ensuite passée dans un re-minéralisateur, puis devant des lampes à UV pour désinfection et enfin stockée dans trois cuves de 15 m3 chacune.
Crédit photo : Serge FUSTER
Toute l'eau n'est pas évaporée et il reste une saumure (eau concentrée en sel) qui va servir à réchauffer toutes les installations sensibles de la base, à commencer par les canalisations d'eau (voir plus haut les canalisations à double tubulures).
Osmoseur de secours - Crédit photo : Serge FUSTER
En complément de la production d'eau par évaporation, la base dispose d'un osmoseur de secours, qui peut produire de l'eau douce en faisant passer de l'eau de mer sous pression à travers divers membranes et filtres.
Cet osmoseur est parfois utilisé l'été lors des forts pics de consommation.

En hiver, la consommation d'eau douce s'élève à 3 m3 par jour pour 23 habitants, qui ont surnommé cette eau "la Centraline", en hommage à son mode de production.

27 mai 2017

Halo et parhélie

Phénomène optique lié à l'interaction entre des cristaux de glace en suspension dans l'air et la lumière du soleil, le halo solaire est facilement observable en Terre-Adélie.
Crédit photo : Arnaud LAINE
Pour que le phénomène se produise, il est essentiel qu'il y ait des cirrostratus.

Ces nuages élevés sont formés de cristaux de glace circulant uniquement dans les plus hautes couches de la troposphère.

Crédit photo : Pierre-Emmanuel FABRE
La parhélie est une partie du phénomène du halo solaire, et se caractérise quant à elle par l'apparition de deux répliques de l'image du soleil, placées horizontalement de part et d'autre de celui-ci.

Crédit photo : Maxime AIMETTI
Crédit photo : Vincent TEROL
Le phénomène se produit lorsque le soleil est plutôt bas sur l'horizon. Il est plus fréquent dans les régions polaires, car de nombreux nuages bas y sont chargés de particules de glace. 


"Les cristaux se constituent naturellement dans les nuages suivant une symétrie hexagonale, en prenant la forme d'un prisme allongé, ou bien d'un hexagone ou d'une étoile à six branches aplatis. Durant leur chute, ces particules, qui présentent des angles tous égaux à 60° ou 120°, peuvent s'orienter spontanément dans le même sens et forment un réseau de prismes qui reflète et réfracte la lumière solaire. Lorsque la lumière traverse des cristaux entre faces formant entre elles un angle de 60°, le minimum de déviation est de 22°, conditionnant la dimension apparente du halo principal, ou petit halo. Les parhélies sont situés à ce même angle de part et d'autre du soleil lorsque celui-ci est sur l'horizon, et s'en écartent d'autant plus qu'il est haut dans le ciel."