vendredi 28 janvier 2022

Les soirées à DDU

A DDU, particulièrement en campagne d'été, on travaille beaucoup. Pour autant, les activités de loisirs ne manquent pas. Généralement après les repas, les défis s'enchaînent, au baby foot....

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

 ...ou au billard sous l’œil des commentateurs du moment, jamais avares d'un conseil ou d'un bon mot, mais toujours dans une ambiance chaleureuse.

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

Certains préfèrent la stratégie et les jeux de société ou bien encore les longues discussions...

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

 ...pendant que d'autres achèvent les taches ménagères du jour.

Pauline MARCEL/Institut Polaire Français

Nous n'oublions jamais les anniversaires, occasion de célébrer les préparations de Zoè la pâtissière.

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

 Il y a les indispensables activités dont on ne peut pas se passer....

Pauline MARCEL/Institut Polaire Français

...donnant lieu parfois à des expériences et résultats......étonnants !

Pauline MARCEL/Institut Polaire Français

Avec une bibliothèque fournie, constituée au fil des dizaines de missions précédentes, il y a en a pour tous les goûts.

Pauline MARCEL/Institut Polaire Français

Et puis, il y a l'incontournable : les soirées découvertes, parfois appelées "les jeudis de la science". C'est une tradition, bien ancrée à DDU. Devant un auditoire captivé, un à deux soirs par semaine, un conférencier présente un sujet en rapport avec son activité ou son milieu, suivi d'un échange de questions/réponses avec la salle.

Pauline MARCEL/Institut Polaire Français

Cette année, nous avons ainsi eu les interventions suivantes : la vie sous la glace à DDU, anthropologie d'une société mongole, l'enquête criminelle en France, les grands oiseaux migrateurs, le système satellitaire Galiléo, physiologie spatiale et voyage vers Mars, la tectonique des plaques, polluants et oiseaux marins polaires.......et ce n'est pas fini.

Des interventions de haut niveau, l'occasion d'ouvrir sa culture.


mardi 18 janvier 2022

Vernissage à DDU

C'est une première dixit les plus anciens : un vernissage à DDU ! 

Dimanche 16 janvier, Pauline MARCEL journaliste/photographe et Marie DETREE peintre officielle de la Marine Nationale, en compagnie d'Audrey A. photographe de la Marine Nationale, ont présenté le fruit de leurs travaux, accomplis lors des 13 jours de la rotation 2 de l'Astrolabe à Dumont d'Urville. L'occasion d'un moment de convivialité sur la base, en présence de Laurent de BOISSIEU responsable des opérations de l'IPF, Jean Philippe GUERIN chef de district et Steven C.  commandant l'Astrolabe.

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

Pendant que les photos du diaporama défilaient en toile de fond du séjour, les très belles œuvres de Marie sont venues emplir les murs et les tables....

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

 ...sous l’œil admiratif, et pour quelques uns aussi connaisseur, des hivernants et des campagnards d'été....

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

 ....y compris notre jeune ornithologue américaine Isabelle, qui goûte ainsi à la culture française.

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

Marie surprise en pleine séance de travail, se disant sans doute qu'il y a pire comme atelier de peinture...

Jean Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

 ...comparant son travail au modèle, ici une vue depuis le cap Prudhomme.

Marie DETREE./Marine Nationale/Institut Polaire Français

La sympathique manifestation incluait les remerciements appuyés de Laurent et Jean Philippe à l'équipage du brise-glace en général et son Commandant en particulier, ce dernier quittant prochainement son navire. Remerciements également à l'ensemble des équipes de l'IPF, du SHOM, des programmes scientifiques qui ont œuvré durant cette longue rotation, à l’activité particulièrement intense.

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

Le tout se terminant comme il se doit, par un traditionnel buffet réunissant l'ensemble des participants......

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

....buffet préparé par Jérôme, Zoé et les bénévoles de cuisine du jour.

Audrey A./Marine Nationale/Institut Polaire Français

Un bon moment, original, unique et de cohésion entre toutes ces personnes venues d'horizons les plus divers et qui se sont côtoyées durant quelques jours.

lundi 17 janvier 2022

La fin de la rotation R2

 Lundi 17 janvier, après treize jours d'intenses activités sur et hors base, le temps du départ a sonné pour les 34 passagers de l'Astrolabe, provenant des bases Concordia, Robert Guillard et Dumont d'Urville, ainsi que 5 australiens récupérés à Commonwealth Bay. Le temps des "au revoir" débute au séjour.....

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

.....pendant que l'Astrolabe, bloqué par la glace accumulée ces derniers jours dans l'anse du lion, débute ses opérations, sous un soleil magnifique.

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

Antoine, notre blessé durant le séjour à DDU, aura "le privilège" d'être déposé par hélicoptère.....

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

 ....alors que tous les autres partants empruntent les passerelles pour rejoindre le quai d'embarquement, malicieusement dénommé "l'abri côtier", lieu des dernières embrassades.

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

Quelques dizaines de secondes plus tard, ils seront sur l'embarcadère de l'île du lion, puis dans le brise-glace.

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

Après une longue et prudente mais très belle manœuvre de retournement dans l'anse du Lion, l'Astrolabe fend le pack de glace...

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

 ...sous l’œil ému d'une partie des résidents rassemblés qui saluent le bateau une dernière fois.

Paul MICHAUD/Institut Polaire Français

Trois grands coups de corne de brume plus tard, libéré de la glace qui l'entoure, l'Astrolabe prend un cap plein nord en direction d'Hobart, qu'il atteindra dans 5 à 6 jours

Serge BEGON/Institut Polaire Français

Fin de la rotation R2, DDU retrouve "son calme" en attendant le prochaine retour de l'Astrolabe, première semaine du mois de février....en principe selon un dicton local "en terre Adélie, rien n'est acquis".

Paul MICHAUD/Institut Polaire Français

mercredi 12 janvier 2022

Le raid polaire, l'aventure des temps modernes

La station franco-italienne Concordia, une des trois seules stations permanentes à l’intérieur du continent antarctique, avec la russe Vostok et l'américaine Amundsen-Scott, a été activée en 1997 et a connu son premier hivernage en 2005.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français
 

Située à 3233 mètres d'altitude et 1145 kms de distance de la côte, elle est exclusivement ravitaillée par un raid terrestre qui opère 2 à 3 fois par an, entre novembre et février seulement. Dimanche 10 janvier, le second et dernier raid de la saison 2021/2022 est parti de sa base de départ, la station Robert Guillard, située sur le continent, à 5 kms de DDU.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français
 

Après le dernier briefing, il est temps de se dire au revoir pour les 10 personnels partants dont un médecin (Anaïs au centre en blouson bleu clair). Solidarité polaire oblige, un comité de soutien les accompagne jusqu'au départ.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

Pour tirer les 600 tonnes des trois convois, l'engin moteur du raid c'est le Caterpillar Challenger 85, modifié et adapté aux conditions polaires.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

Avant de rouler, il faut tracer la route dans le grand désert blanc. C'est le job du pilote de la dameuse Kässbohrer qui doit suivre une trace GPS définie à l'avance pour éviter les zones de crevasses notamment.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

Les trois convois peuvent alors s'élancer les uns derrières les autres, plusieurs "Challenger" étant nécessaires pour chacun d'entre eux afin de disposer de la puissance nécessaire.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

Reliés entres eux, les tracteurs prennent leur rythme de croisière de 10 km/h, à raison de 10 heures de conduite par jour.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

Il faudra donc entre 10 et 12 jours selon les conditions météorologiques et les incidents techniques, pour rejoindre la station Concordia.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

 Les convois se composent de citernes pour le carburant......

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

 ....de modules de vie (dortoir, sanitaire, coin repas, "bureau").....

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

....et de containers pour les matériels technique comme scientifique, la nourriture et les matériaux nécessaires à la station, le tout monté sur skis pour être tractés.

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

Comme un convoi de chariots de la grande époque de la ruée vers l’ouest américain, nos aventuriers des temps modernes s'élèvent vers les  sommets du plateau Antarctique, avec le grand désert blanc comme seul horizon.  

Jean-Luc GUILLIGAY/Institut Polaire Français

Le soir, nos "convoyeurs de l'extrême" formeront le bivouac pour entretenir et réparer si besoin les engins, puis se restaurer et enfin seulement se reposer. Hommage aux "anciens" qui ont écrit les pages de la présence française en Antarctique et à ceux qui s'inscrivent dans cette lignée.

lundi 10 janvier 2022

La logistique à DDU

Pour la troisième fois de la saison (il y en aura cinq), l'Astrolabe est arrivé à DDU le mardi 4 janvier 2022, après moins de 5 jours de traversée depuis Hobart (pas loin du record). Dans ses cales, du carburant mais aussi et surtout du fret alimentaire pour les stations Dumont d'Uville, Robert Guillard et Concordia.

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

Le travail des "dockers" de DDU (ici Titouan et Corentin) débute aussitôt, il s'agit de vider rapidement le navire et d’acheminer sans délai dans les entrepôts de la base les produits secs, le frais et le congelé (le chocolat noir était tout particulièrement attendu....).

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

Le pont du bateau étant ouvert, le déchargement de la cale peut se faire grâce à la grue du bord.

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

Les containers de stockage sont déchargés, puis dépotés, pour être reconditionnés en charge plus légères de 1 tonne maximum...

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

...transportables par hélicoptère, depuis le quai jusqu’à la base située 48m plus haut. Un gros travail de précision pour le pilote.

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

Au final, c'est la bonne vieille technique de la chaine humaine qui achèvera le cycle logistique des produits secs, frais et congelés (ici du lait).

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

A DDU, on appelle cela la "manip vivres". Car après avoir rentrés les produits à chaque arrivée du bateau, il faudra bien les ressortir pour alimenter le travail du cuisinier et de la pâtissière.

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français

C'est donc tous les samedis de l'année, à 13h30 après le déjeuner, que la "manip vivres base" réunit l'ensemble des personnels présents, dans une ambiance de cohésion et parfois de "franche rigolade".

Jean-Philippe GUERIN/TAAF/Institut Polaire Français